La France a désormais un nouveau supercalculateur 

La France veut aussi tenir son rang en ce qui concerne le HPC. Et il est en mesure de le faire avec l’inauguration officielle de Joliot-Curie, le troisième supercalculateur français.

 

Atos, le CEA et Genci (grand équipement national de calcul intensif) ont procédé à l’inauguration officielle de Joliot-Curie, le supercalculateur ce lundi 3 juin. Depuis près d’un an maintenant il été en phase de conception et de tests, il est actuellement basé sur l’architecture Bull Sequana d’Atos. Cette inauguration signifie qu’à partir de maintenant le supercalculateur est accessible pour les chercheurs européens dans la perspective de l’infrastructure européenne de calcul PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe).

Ayant aujourd’hui une puissance crête de 9.4 pétaflops, Joliot-Curie prend ainsi la suite de l’ex HPC « Curie » et donne une capacité de calcul multipliée par 4.5 pour une consommation électrique réduite de moitié. Elle embarque 5 Po de stockage (avec une bande passante de 300 go/sec) et 400 To de mémoire vive. Mais, à l’horizon fin 2020 la machine devrait connaitre plusieurs évolutions afin d’avoir 22 pétaflops. En effet, les 200 pétaflops du Summit américain (créé par IBM pour le DoE) ou des 93 pétaflops du Sunway Taihulight sont bien loin.

Cela dit, Joliot-Curis fait quant même partie du fameux « Top 500 » des supercalculateurs et sa conception équilibrée rend possible une réponse aux gros besoins de simulations numériques comme aux traitements des gros volumes de données. Dont les chercheurs dans les domaines du climat, de l’astrophysique et géophysique, de la biologie, de la dynamique moléculaire et des propriétés des matériaux, de la génomique, des neurosciences et bien d’autres domaines encore ne se lasse pas.

 

Le supercalculateur s’impose ainsi comme le troisième en France, après le Tera-1000-2 du Commissariat à l’Énergie atomique (assemblé par Atos) et le Pangea de Total (assemblé par HPE). Il démontre aussi les volontés françaises et européennes de ne pas être à la traine dans la course aux supercalculateurs « exascales » dont l’enjeu risque d’être stratégique en ce qui concerne la compétitivité des grands acteurs de l’industrie comme de la recherche et de l’économie numérique.

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